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Cinéma de minuit

* Programmation réalisée en collaboration avec l’ARCALT
(Association des Rencontres du Cinéma d’Amérique Latine)


Vendredi 17 juin


Eu, tu, eles   Eu, tu, eles [La vie peu ordinaire de Doña Linhares]
Andrucha Waddington, 2000

Avec son bébé, Darlene a fui sa campagne pour un mariage qui n'a pas eu lieu. Trois ans plus tard, mère célibataire, elle revient au pays, dans une province du Brésil écrasée de soleil où le temps semble n'avoir aucune prise. Le vieil Osias lui propose de l'épouser. Démunie et seule, elle accepte. Travailleuse, Darlene s'occupe de tout, laissant son époux à son oisiveté maladive. Lorsque ce dernier recueille son cousin, Zezinho, Darlene s'attache à ce nouveau venu et tombe enceinte. L'étrange famille vit au jour le jour. Darlene fait sa vie entre les hommes qu'elle aime et les enfants qu'ils lui ont laissés. Lorsque le jeune et beau Ciro arrive, tout se complique...



Samedi 18 juin


Central do Brasil   Central do Brasil
Walter Salles, 1998

Après la disparition de sa mère, Josué, adorable enfant brésilien de 10 ans, se retrouve sans famille avec pour seul contact Dora, une institutrice à la retraite qui le prend sous son aile. Ensemble, ils vont traverser le pays à la recherche du père de Josué. C'est le début du plus passionnant des voyages : celui qui mène à la découverte de son propre cœur…



Dimanche 19 juin


Saudade do futuro   Saudade do futuro
Documentaire - Marie-Clémence et Cesar Paes, 2001

São Paulo et ses poètes de rue. S’accompagnant à la guitare ou au tambourin, les repentistas, véritables chroniqueurs du quotidien, improvisent des rimes et des vers chantés qui s’inspirent de la réalité immédiate qui entoure leurs auditeurs. Ils chantent la faim, le manque du pays, cette fameuse « saudade », mélancolie intraduisible fondée sur la nostalgie du futur. Du journaliste à la femme de ménage, du directeur de la pinacothèque au chauffeur de taxi, les immigrés nordestins nous font pénétrer dans « leur » São Paulo. La cacophonie urbaine se mêle à la musique et les repentes, véritables ancêtres du rap, racontent la mégalopole avec humour et tout en rimes.



Lundi 20 juin


Madame Sata   Madame Satã
Madame Satã - Karim Aïnouz, 2001 Interdit aux moins de 12 ans*

Madame Satã s'inspire librement du personnage de Joao Francisco dos Santos (1900-1976), plus connu sous le nom de Madame Satã, un homme noir d'1m78 et 88 kilos de muscle. Tour à tour malandrin, travesti, bagarreur, cuisinier, héros, taulard, père adoptif de sept enfants, Satã a passé la plupart de sa vie dans les rues chaudes de Lapa, le Montmartre des Tropiques, le Rio bohémien. Madame Satã est le portrait de ce personnage explosif et complexe, à la fois maître généreux, traître cruel et amant dévoué. Ce film retrace également l'émergence de la culture afro-brésilienne urbaine et vibrante du Rio de Janeiro des années qui suivirent l'abolition de l'esclavage au Brésil en 1888.

* Attention : certaines images peuvent choquer les jeunes personnes



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